3 conseils pour t’habiller comme une pro lors de tes entraînements hivernaux

L’hiver, l’hiver… Ç’pas une raison pour rester en dedans! S’entraîner dehors durant la saison froide a son lot d’avantages! Ton cœur et tout ton corps doivent travailler plus fort qu’à l’habitude pour éviter que tu ne te transformes en cube de glace. Tu dépenses donc plus d’énergie et plus d’endorphines sont produites, te donnant ainsi accès à du bonheur en extra! Puis, en t’aventurant à l’extérieur, tu cours même la chance d’attraper un peu de vitamine D!

Bref, jouer dehors, c’est bon pour toi et ça a un potentiel de plaisir drôlement élevé – à condition d’être adéquatement vêtue. Voici donc 3 conseils pratico-pratiques pour t’habiller comme une pro lors de tes entrainements hivernaux.


 1 – Trop, c’est comme pas assez.

Tu as peut-être une peur bleue de te changer en popsicle ambulant, mais t’habiller trop chaudement aura exactement cet effet – soit de faire de toi un frisson sur deux pattes à l’instant même où tu te mettras à bouger. Lors des entraînements hivernaux, la transpiration devient ton ennemi. En plus, des vêtements trop chauds et/ou trop gros t’empêcheront de te mouvoir aisément. En effet, courir comme un épouvantail parce que tu as enfilé 15 manteaux n’est pas optimal. Cette situation pourrait s’avérer dangereuse pour tous ces braves gens à qui tu affligeras des taloches involontaire derrière la tête en les dépassant.

Le truc, c’est de fermer les yeux et de s’imaginer très fort qu’il fait 10 degrés de plus qu’indiqué sur ton thermomètre (ou ton application météo) et de te vêtir selon ces données. Tu devrais avoir un peu froid en mettant le pied dehors, ce qui t’assurera l’ultime confort au moment de t’activer!

 

2- De trois couches efficaces tu devras t’affubler

Habituellement, si elles sont bien choisies, +/- 3 couches (de vêtements, pas celles qu’on enfile aux bambins) suffiront pour te tenir au chaud et te permettre de bouger avec confort. Sont présentées ci-dessous, les trois alliées (couches) dont tu devras te munir pour braver les températures sous zéro!

 

La gestionnaire de la sècheresse (Couche de base)

Son rôle : Collée sur ton corps, sa mission consiste à te garder au sec, t’évitant ainsi la transformation en popsicle ambulant tant redoutée.

Ce qu’il te faut : Il te faudra choisir un morceau de vêtement relativement ajusté fait d’un matériel qui respire bien, qui évacue la transpiration (l’ennemi) et qui sèche rapidement. Bref, tout le contraire de ton t-shirt de coton qui, tout confortable soit-il, prend un malin plaisir – lorsque tu t’entraînes - à absorber le plus d’humidité possible et à sécher à la vitesse d’un escargot de 105 ans.  Opte plutôt pour un chandail à manches longues et des pantalons (leggings) en fibres synthétiques (polyester ou polypropylène) ou en laine de mérinos. Bref, en matériaux communément appelé « tissus de sport fait pour suer dedans ».

 

La gardienne de la chaleur (Couche du milieu)

Son rôle : Se portant par dessus la couche de base, son rôle premier est d’isoler et de te tenir bien au chaud! Elle devrait aussi pouvoir évacuer l’humidité vers la couche du dessus donc doit également être faite d’un matériel qui respire.

Ce qu’il te faut : Un polar, une veste en fibres synthétiques (ex: polyester) ou une doudoune en duvet constituent tous de bons candidats pour jouer le rôle de La gardienne de la chaleur. Tu peux choisir un vêtement un peu moins ajusté que la couche de base, mais n’exagère pas! Trébucher en marchant sur les manches de ta veste indique généralement que celle-ci est trop grande.

 

La grande protectrice (Couche du dessus)

Son rôle : Tout comme l’indique son nom, cette couche sert à te protéger des intempéries. Grâce à elle, vent, froid, humidité, pluie & neige ne pourront rien contre toi!

Ce qu’il te faut : Un petit manteau de type coupe-vent en GoreTex® ou autres textiles ayant des propriétés d’imperméabilité ET de ventilation. Évite le caoutchouc ou le plastique. En effet, ton manteau doit être fait d’un matériel qui puisse respirer ou être équipé de trappes d’aérations. Sinon, c’est en sauna puis en cube de glace que tu te métamorphoseras! S’il n’y a pas de vent ou de précipitations, tu peux choisir de doubler la première ou la deuxième couche et oublier La grande protectrice.

 

3- L’équipement bionique n’est pas un pré requis

Il est important de se rappeler que tu ne t’en vas pas grimper l’Everest. Il est donc inutile de dépenser des sommes astronomiques pour une combinaison d’astronaute ou des crampons de 10 centimètres! S’il y a un achat qui s’avère important, c’est celui de vêtements en textiles adéquats capables de respirer. Pour le reste, tes bons vieux (pas trop vieux quand même) souliers de course réguliers, en tandem avec des bas chauds, feront amplement l’affaire. Certains aiment ajouter de petits crampons à leurs semelles ou s’acheter des souliers d’hiver, ce qui peut s’avérer utile lorsque les routes deviennent des patinoires. Toutefois, ces produits ne sont pas absolument nécessaires aux activités hivernales! 

Oh et n’oublie pas de couvrir tes extrémités. Lorsque sa température s’abaisse un peu trop, ton corps engage le mode protection : « Qu’on centralise le flux sanguin (la chaleur) vers les organes vitaux! Tant pis pour les extrémités! », laissant ainsi tes pauvres mains et oreilles complètement frigorifiées! Des gants ou des mitaines, un bandeau/tuque et un petit cache-cou sont donc de mise. Et si tu as des orteils à tendance mister freeze tu peux ajouter des hot pads au fond de tes chaussures!


Pour finir, un petit mot de notre Nutri favorite, qui aimerait te rappeler de boire de l’eau, et ce, peu importe la saison : « Même si tu en as moins conscience qu’en pleine canicule, rappelle-toi que, tout comme en été, tu peux transpirer considérablement en t’entraînant l’hiver et il faudra remplacer ces pertes hydriques en buvant suffisamment d’eau! » -Sophie Geoffrion, Dt.P.

Un gros merci à Sophie pour cette intervention! Sur ce, te voilà maintenant prête pour braver le froid!

 

Bon entraînement polaire!

4 Comments