Ta bible de nutrition, en 14 versets festifs

Au-delà des graines de chia et des burpees, tu sais maintenant que l’élément le plus important pour ta forme est LA CONSTANCE à l’année longue. Jusqu’à date, ça allait bien. Or, comment demeurer constante dans tes bonnes habitudes alors qu’en l’espace de deux semaines festives, couvrant Noël et le jour de l’an, il se met à pleuvoir du mousseux et à neiger des chocolats dans le paysage de ton quotidien? Ne t’en fais pas, chère. HappyFitness te présente le chapitre NUTRITION de sa bible du temps des fêtes, déclinée en 14 versets pratiques juste pour toi.


 

LES BONNES PRÉDISPOSITIONS

 

1) Choisir entre ces deux (et non trois) options: Établissons un consensus : la culpabilité, c’est NON. Face à une buche de Noël extra crémage, tu as un choix à faire. Un : tu n’y touches pas, car tu n’as 100% plus faim. Tu es alors confo dans tes vêtements et fière de vaincre la tentation. Deux : tu te lances (avec modération), tu te délectes sans te sentir mal, puis tu reprends tes bonnes habitudes dès le lendemain. La troisième option, où tu ingères malgré toi un morceau de gâteau ET QU’EN PLUS tu laisses ta petite voix intérieure te critiquer à chaque bouchée, est perdante sur tous les plans. Ne la choisis pas!

 

2) Occuper sa bouche autrement : Et pas nécessairement sous le gui (blague). Comment se termine l’addition de ces deux facteurs, à savoir a) une exposition prolongée à un buffet de rêve et b) la mastication comme source principale de divertissement? On mange trop, pour passer le temps. Évite ce genre d’automatisme en prenant note à l’avance de sujets à aborder avec les convives. Ta tante revient de voyage? Informe-toi. Le chum de ta cousine travaille dans un domaine qui t’intéresse? C’est peut-être ta chance. Ton petit cousin a passé son permis de conduire après 3 examens échoués? Il mérite un props. Bref, avec du matériel de discussion en poche, tu ressers les liens avec tes proches et tu n’as plus besoin du plateau de fromages pour te distraire.

 

3) Le ventre vide, tu n’arriveras pas : Il peut sembler une bonne idée de jeûner toute la journée pour mieux se bourrer le soir venu. Erreur. C’est justement en arrivant affamée qu’on s’expose au plus grand risque de catastrophe, car le mode « urgence nationale » de ton estomac est enclenché. Mieux vaut manger normalement durant la journée (et même prendre une petite salade vers 17h, au besoin) afin de maintenir son appétit à des niveaux acceptables et de refuser plus facilement la seconde pointe de tourtière.

 

 4) Goûter, oui. Lécher le fond des bols, non. Chanceuse! C’est toi qui reçois cette année et t’as enfin l’excuse rêvée pour ne rien faire d’autre que t’adonner à ta passion culinaire. Mine de rien, si on fait le compte de tout ce qu’on porte à notre bouge lors d’une session popote, le bilan peut monter rapidement et ressembler à un quatrième repas. Si je suis d’avis que goûter à chaque étape de la recette est essentiel pour un résultat final réussi, l’idée n’est pas non plus de jouer au composteur ou au lave-vaisselle en finissant tout ce qui traine sur le comptoir.


 

LE FESTIN BIEN GÉRÉ

 

5) Se fixer des limites : Avant même de te servir, prends le temps d’analyser visuellement le repas offert. S’il s’agit d’un cocktail dinatoire, accorde-toi un nombre satisfaisant, mais limité de bouchées (ex : max 12 bouchées + salade verte à volonté). Si l’hôte est plutôt du type repas traditionnel ou buffet, contente-toi d’une seule assiette bien remplie que tu dégusteras lentement sans hésiter à laisser des aliments intacts une fois la barre du « pu faim » atteinte. Et fie-toi aux deux prochains conseils!

 

6) Rien que le meilleur : Conseil particulièrement applicable lors des buffets libre service. La variété énorme de plats offerts est ultra stimulante pour nos yeux gourmands : on ne veut rien manquer! Malheureusement, les besoins physiologiques du corps et la capacité de l’estomac sont limités. Pour éviter les abus, un tri s’impose. Sers-toi uniquement des plats dont tu RAFFOLES (hmmm, la tarte aux pacanes), puis laisse de côté le déjà-vu ou ce qui te laisse tiède (du gratin dauphinois? Meh). Rappelle-toi aussi que même si c’est « the most wonderful time of the year », rien ne t’oblige à manger des cannes de bonbon ou des biscuits pain d’épices - juste parce que c’est Noël.   

 

7) Densité énergétique : Rappel du cours de sciences physiques secondaire 2 : les matières sont plus ou moins lourdes selon leur densité. Ce principe s’applique également aux aliments : pour un même volume, les aliments riches en gras (et en sucre) sont plus caloriques que ceux constitués majoritairement d’eau ou d’air. Garde cette notion en tête et fais tes choix conséquemment, de façon à manger plus d’aliments moins caloriques, et moins d’aliments plus caloriques. Mélangeant tout ça? Voici quelques exemples : plus de salade verte, moins de soupe crémeuse ; plus de melon-prosciutto, moins de feuilletés aux saucisses ; plus de canneberges, moins de sauce brune ; plus de petites meringues légères, moins de truffes au chocolat, etc.

 

8) Légume magique : Dans la catégorie du meilleur imitateur végétal, le chou-fleur a la palme d’or. Fais-en de la purée pour remplacer les patates pilées, passe-le au robot pour en faire un faux riz ou pour remplacer le couscous dans une recette de tabouleh. Si tu ne prévois pas faire de carb load (surcharge glucidique) en prévision d’un marathon hivernal, ce légume top trendy t’aide à modérer la quantité de féculents (et de calories) ingérés de façon quasi inaperçue!

 

9) Petites portions optimisées : Contrairement à ce croit l’Amérique du Nord, inutile d’élargir les portions pour rendre l’expérience gustative plus intéressante. Qu’on en mange 5 ou 50, la première bouchée est toujours la meilleure, car c’est celle qui stimule le plus fortement les sens. Le plaisir retiré des bouchées suivantes s’atténue progressivement à mesure que nos papilles s’habituent au goût et nos narines, aux arômes. Donc, déguste consciemment ta petite pointe de tarte. Portes-y toute ton attention afin de tirer le maximum de profit de chaque cm cube. Garanti que tu seras moins tentée par une deuxième portion versus si tu l’avais engloutie sans même y penser!

 

10) Fait avec amour : Un sage et mignon conseil d’une de nos clientes (Katya qui est médecin, en passant) : mange des desserts à la condition qu’ils aient été faits avec amour. Donc, les choux à la crème du Costco, on oublie. Mais les brownies au tofu de votre grande sœur, on y goûte! À noter que cette règle s’applique très bien à tout autre service du repas, de l’entrée au plat principal.

 

11) Alerte ROH : Oui… hic… l’alcool. Un composé chimique qui, lorsqu’ingéré excessivement, transforme la magie des fêtes en mal de vivre lourd à porter au lendemain du réveillon. Le problème avec la boisson n’est pas uniquement dans les calories de l’alcool lui-même (et des calories du sucre, dans le cas des cocktails). C’est que l’alcool insère dans ton cerveau la mentalité que « c’est pas grave », ce qui se répercute sur tes bonnes intentions de faire des choix sains. Aussi, en te réveillant poqué le lendemain, le plan initial du jogging matinal risque de céder sa place à ciné-cadeau et au déjeuner-dessert. Donc, alterne tes consommations avec de l’eau pétillante et des mocktails festifs – question de rester alignée avec tes objectifs nutritionnels et d’être bien alerte pour l’arrivée du père noël aux 12 coups de minuit. 


 

APRÈS LE REPAS

 

12) Amour à distance : Ça y est, tu as goûté à tous tes coups de cœur (voir point 6) selon les limites établies (voir point 7) et tu te sens toujours aussi confiante dans ta robe à paillette. Il est temps de t’éloigner physiquement de la table sur laquelle reposent tous les plats bien aimés et de passer au salon exécuter le plan jasette (voir point 2).

 

13) Savoir dire non (poliment) : « Goûte à mon cassoulet, tiens je t’en sers » ou « Il ne reste qu’une seule bouchée, on ne va pas la jeter! » ou encore « Allez on se partage ce cupcake moitié-moitié, c’est d’accord? »… Les incitatifs du genre sont parmi les plus difficiles à contrer, car ils impliquent des êtres chers à qui on veut faire plaisir. Or, tiens ton point. Dis tout simplement « non, merci » ; ils ne cesseront pas de t’aimer. Pour gagner des points supplémentaires, vas-y d’un petit compliment bien placé sur ledit plat et pour remporter le gros lot : « j’aimerais énormément y goûter demain! Tu crois que je peux en rapporter une micro-portion? ». Parole de cook, ça fera un plaisir extrême à ton interlocuteur de t’emballer ça « pour emporter ».

 

14) Chaque chose à sa place, ASAP : Si les festivités ont lieu chez toi, sors tes tupperwares et tes sacs ziplocks à l’avance et tiens-toi prête à clairer les restants dès le repas terminé. L’idée est de ne pas manger les plats riches qui restent à chaque jour pendant une semaine juste pour ne pas gaspiller. Donc, offre à tes invités de rapporter une partie des restants et congèle le reste en portions individuelles pour des futurs lunchs rapido presto aux saveurs de Noël – tu te remercieras de ta prévoyance lors ton retour au travail en janvier.

 

Bref : bonheur, équilibre & simplicité sont ta prescription nutritionnelle du temps des fêtes. Et sache que si la gourmandise te mène vers de petits écarts (phénomène tout à fait normal en période festive), tu pourras suivre à la lettre les conseils de super coach Chloé pour être active pendant les vacances! À paraître sous peu... 

2 Comments